Problématique

La tumeur cérébrale est le deuxième cancer le plus courant chez les enfants, après la leucémie. En Belgique, environ 50 enfants sont atteints chaque année d’une tumeur cérébrale maligne. Parmi les nombreuses formes de tumeurs cérébrales, les gliomes malins (par exemple le glioblastome, la tumeur du tronc cérébral) et le médulloblastome sont les plus agressives. Malgré un traitement intensif (une combinaison de chirurgie, de radiothérapie et de chimiothérapie), les patients ne survivent en moyenne pas plus de 15 mois. Cette tumeur reste donc incurable, chez les enfants comme chez les adultes, et est même le cancer le plus mortel chez les enfants. C’est que, tenace, elle ne cesse aussi de réapparaître.

 

Types de cancer offrant peu de perspectives

D’autres formes de cancer s’accompagnent d’un pronostic défavorable :

* Le neuroblastome, la tumeur solide hors cerveau la plus courante durant l’enfance, est souvent associée à des métastases et, dans plus de la moitié des cas, ne peut être opéré. De plus, 50 à 60% des patients connaissent des rechutes.

* Chaque année, 828 filles et femmes apprennent qu’elles ont un cancer des ovaires. Ce cancer n’étant généralement détecté que lorsqu’il est déjà à un stade avancé, les perspectives de survie sont maigres : seules 20 % des femmes atteintes d’un cancer des ovaires de stade IV survivent. En cas de rechute, le taux de mortalité est d’environ 80 %.

* La leucémie aigüe est la forme de cancer la plus courante chez les enfants. Le pronostic dépend du moment du diagnostic et de l’âge. Le traitement par chimiothérapie peut de plus avoir de graves répercussions sur le cerveau d’un enfant en pleine croissance.

 

Besoin de plus de recherches

Toutes ces formes de cancer offrent des chances de survie souvent très limitées, surtout en cas de rechute. De plus, les problèmes étant spécifiques pour chaque sorte de cancer, on ne peut pas compter sur une approche « commune ».

 

On constate également un manque flagrant en matière de traitements adaptés aux enfants. Il y a donc clairement un besoin pressant de procéder à davantage de recherches sur la formation des tumeurs, la croissance cellulaire anormale et de nouveaux traitements plus efficaces.

 

Développer l’immunothérapie

L’immunothérapie a déjà permis de franchir une étape importante. Ce traitement consiste à mobiliser et stimuler le système immunitaire afin qu’il neutralise lui-même les cellules cancéreuses. Il existe différentes approches, comme confronter les cellules immunitaires avec les cellules tumorales en laboratoire afin qu’ elles soient plus fortes et atteignent mieux leur cible. On active parfois aussi les cellules immunitaires à l’aide de protéines biologiques ou de médicaments spécifiques. Dans tous les cas, les cellules immunitaires renforcées ou les excipients sont administrés aux patients atteints de cancer pour aider leur corps à combattre la tumeur.

Au départ, l’immunothérapie fut surtout utilisée lors de cancers de la peau et du sang spécifiques. A partir de 2000, l’Olivia Fund a contribué à ce que cette nouvelle méthode soit également développée pour le traitement des tumeurs cérébrales.

 

Depuis, les traitements par immunothérapie se sont améliorés et affinés. Ils sont désormais utilisés contre de plus en plus de formes de cancer. De nombreuses recherches sont toutefois encore nécessaires afin de mieux comprendre comment fonctionne le système immunitaire, qui réagit différemment en fonction de chaque sorte de tumeur.

 

Parallèlement sont développées de nouvelles formes de thérapie, totalement nouvelles et prometteuses et basées sur la bio-ingénierie de pointe, comme plasmathérapie  et la nanotechnologie, pour améliorer les applications de l’immunothérapie.

 

L’avenir est dans l’association de traitements

Il apparaît aussi désormais clairement que l’immunothérapie seule ne suffit pas. Aujourd’hui, le meilleur traitement contre le cancer consiste souvent en une association de traitements. On combine par exemple l’immunothérapie avec la chimiothérapie, la radiothérapie, une greffe de cellules souches ou un nouveau médicament. Mais quelles sont les combinaisons, les doses et les programmes de traitement qui fonctionnent le mieux ? Ces sujets requièrent aussi encore pas mal de travail de recherche.

L’Olivia Fund veut soutenir ces recherches indispensables et innovantes.

Et votre aide en ce domaine est indispensable.

Apprenez-en plus à propos cancer des ovaires, neuroblastoom  en immunotherapie .