An Coosemans (1980), gynécologue, dirige le groupe de recherche ImmunOvar de la KU Leuven avec le Dr Ignace Vergote. Avec son équipe, elle étudie minutieusement tous les changements auDr. An Coosemans niveau du système immunitaire des patientes atteintes de cancer des ovaires. Ces connaissances servent ensuite à élaborer un traitement ciblé dans lequel l’immunothérapie par les cellules dendritiques joue un rôle important – mais pas le seul.

 

Étudiante brillante

« J’ai commencé la recherche en 1999, en tant qu’étudiante-chercheuse. Mes recherches portaient notamment sur le métabolisme des enfants, l’immunothérapie et les allergies. Sur les conseils de ma mère, je me suis adressée à un laboratoire, ce que je n’aurais peut-être pas osé faire sans ses encouragements. Ma mère m’a toujours poussée à essayer de nouvelles choses. Avec succès visiblement, parce qu’en tant qu’étudiante, j’ai obtenu quatre prix scientifiques et j’ai présenté des exposés à dix congrès. »

 

Aider les autres

« J’ai toujours eu un esprit très mathématique et analytique. Et c’est justement ce qui m’intrigue dans la recherche contre le cancer. Le cancer est très complexe mais néanmoins un peu mathématique : tant l’apparition et l’évolution de la maladie que les traitements et l’approche sont très analytiques. Mais j’ai aussi toujours fait de la recherche dans un but plus noble : développer quelque chose d’applicable en clinique pour aider les gens. »

 

Thérapie combinée

« Je souhaite qu’à Louvain, nous nous consacrions surtout à l’immunologie des tumeurs. Et je veux combiner l’immunologie à la génétique ou à une autre thérapie ciblée. Je ne pense pas que l’immunothérapie par les cellules dendritiques seule puisse apporter une réponse. Nous devons chercher une combinaison avec, par exemple, la chimiothérapie et parvenir ainsi à une approche individuelle, dans laquelle le système immunitaire doit jouer un rôle crucial. Jusqu’à présent, cela a été totalement négligé dans le cancer des ovaires. Il faut que cela change. »

 

Se battre pour un financement

« L’Olivia Fund rend tout possible. Pas d’expérimentation sans fonds. Dans le monde des bourses de recherche, il faut vraiment se battre. À l’exception de mon propre financement de doctorat et de post-doctorat du FWO (Fonds pour la recherche scientifique flamand), je n’ai jamais pu obtenir d’argent auprès d’instances officielles. Grâce à l’Olivia Fund, je peux à présent effectuer ces recherches et avancer. De cette manière, j’espère pouvoir prétendre plus tard à des fonds en vue de recherches à beaucoup plus grande échelle – peut-être même à l’échelon européen – dans lesquelles, avec une équipe plus large et dans des conditions optimales, nous pouvons travailler à de nouveaux traitements et lancer des études cliniques. »

 

Autres recherches

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www.eierstokkanker.be